Quand on a une pelle, on peut s'en servir pour deux choses. La première, fort utile en cas d'invasion zombie, c'est pour filer des coups avec et si possible dans la tronche. La seconde, fort utile dans tous les autres cas, pour déblayer. Cette semaine, c'est le topic « La rentabilité des sagas mp3 » ouvert par King Kadelfek — créateur de la saga éponyme — qui crée l'agitation sur Netophonix. Et qui a donné à certains l'envie de se servir d'une pelle. Dans ce billet, je vous propose plutôt vous d'en user pour ôter la poussière qui s'accumule depuis plus de deux ans sur ces chroniques pingouinesques.
Mais plutôt que de tenter de creuser dans les dernières directions prises par le topic dont je vous parlais plus haut, je vais tenter de réfléchir sur la rentabilité des sagas mp3 comme j'aurais pu le faire juste après le premier message de King Kadelfek. Il est probable que je fasse référence à plusieurs choses qui ont déjà été dites là bas, il est certain que je vous renvoie à d'autres topics du forum vert mais mon objectif ici est avant tout de vous proposer une réflexion indépendante de toute tension et qui se suffise à elle même autant que possible.
Avant de commencer à réfléchir sur ce sujet apparemment épineux, un petit point s'impose sur ma personne. Aujourd'hui administrateur sur Netophonix, je suis impliqué dans la vie de la communauté de ce forum depuis quasiment son ouverture et c'est par le prisme de ses membres et des créateurs qui y passent que je forme ma vision de la sagasphère. Je ne suis pas non plus créateur et même si je fréquente plusieurs très régulièrement, je reste avant tout auditeur et il est probable que je ne saisisse pas parfaitement tous les enjeux qui s'offrent à eux aujourd'hui. La réflexion que je vais donc vous proposer ne représentera sans doute qu'une certaine partie des idées qui peuvent être envisagées sur le sujet.
Et justement, une chose qui m'avait frappé sur la première page du topic était que personne ne revenait à la définition d'une saga mp3. A la lecture du titre du sujet, une réflexion était immédiatement née dans mon esprit : une saga mp3 est une histoire sonore réalisée par des amateurs et proposée en ligne gratuitement. En cela, j'ai sans doute été influencé par le souhait de Netophonix de se focaliser avant tout sur ces créations gratuites. Mais la définition exacte d'une saga mp3 — que vous pourrez retrouver sur le NetoWiki et qui était issue d'un consensus des membres du forum en 2009 — ne fait pas mention de ce point, à juste titre. Cette gratuité est l'héritage du choix fait par Pen of Chaos pour sa propre saga mp3. Il n'y aucune raison pour qu'un créateur qui décide soudainement de monétiser sa création ne puisse pas se revendiquer de ce mouvement. Après tout, les histoires d'Antoine Rouaud qui avaient été créées pour PRUN' ou celles de David Uystpruyst que l'on ne peut télécharger et où il nous est offert d'acheter une version CD sont communément admises comme faisant partie de la sagasphère. Se poser alors la question de la rentabilité des sagas mp3 ne me paraît pas anormal.
Alors, les sagas mp3 sont-elles rentables aujourd'hui ? La totalité de celles actuellement connues étant gratuites et diffusées sur des sites dont les revenus publicitaires ne reviennent pas aux créateurs lorsque publicité il y a, je crains que l'on ne puisse répondre par l'affirmative. Concernant les produits dérivés, seul Pen of Chaos semble parvenir à tirer son épingle du jeu et à vivre de son univers. Pour quelques autres, cela ressemble plus à un petit bonus de fin de trimestre. Quant à tous ceux qu'il reste, il s'agit avant tout d'amortir le matériel utilisé pour la création d'un petit quelque chose également amateur et prévu pour petite poignée de fans. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur la façon dont on peut brasser de l'argent dans l'univers gratuit des sagas mp3, je vous conseille la lecture du billet de mon collègue Johnny, « Le monde (capitaliste) des sagas mp3 ».
Si nous avons maintenant la preuve que l'on peut vivre de l'univers d'une saga mp3, est-ce que l'une de ces créations audio parviendra-t-ell à devenir rentable par elle seule ? Difficile de répondre à cette question sans se prendre pour madame Soleil. Cela dit, si un créateur parvient à obtenir les droits nécessaires sur les musiques utilisées dans son travail, rien ne devrait l'empêcher de pouvoir monétiser sa création. Pour avoir moi-même acheté les CD de David Uystpruyst, je sais qu'il y a déjà un petit public prêt à dépenser quelques sous au sein de la sagasphère pour autre chose qu'une bande dessinée ou un t-shirt. Mes discussions avec les différents auteurs ayant tenté une expérience du genre me font cependant dire qu'il risque tout de même d'être extrêmement difficile d'en vivre. Mais les créateurs intéressés par la chose semblent en être plutôt et paraissent plus intéressés par un élargissement de leur auditorat que par un retour sur investissement financier. Pour l'instant. Et si vous mêmes êtes curieux de leurs réflexions à ce sujet, je vous renverrai sans peine à une petite liste de liens que j'avais regroupés pour King Kadelfek.
Mais tout ceci est limité à une vision purement mercantile d'un univers qui en est encore très éloigné. La sagasphère est avant tout un milieu motivé par les plaisirs simples de la création et de son partage. Créer une saga mp3 reste encore un hobby pour la majorité des créateurs qui ne rencontrent le succès que par un hasard qu'ils n'ont jamais pensé provoquer. Mais le temps, l'argent, le travail et l'inspiration réunis sur ces créations sonores ne pourraient-ils pas être rentables autrement ? C'est là que mon simple statut d'auditeur commence à me faire défaut. Cependant, à force de fréquenter des créateurs, je crois bien pouvoir affirmer sans me tromper que rien de ce qui a été investi par ces faiseurs n'a été perdu. Pour certains, ce fut le déclenchement d'un parcours professionnel. Pour beaucoup, une belle aventure humaine à vivre. Solitaire ou avec leurs comédiens, fans, web-master… Et pour tous ces autodidactes, ce temps perdu est surtout devenu une belle somme de connaissances techniques supplémentaires qui participe à leur enrichissement personnel. Ainsi qu'à l'enrichissement de leur imaginaire, ce qu'ils partagent avec nous autres auditeurs. En fait, il n'y a que l'argent qui n'a pas été regagné. Mais n'est-ce pas là le propre de toute passion d'amateurs ?
Pour ma part, j'ai aussi investi pas mal de temps sur des projets sagasphériques qu'il s'agisse de sites, d'émissions, de déplacement dans des conventions, des concerts, des IRL ou d'autres choses encore… J'y ai parfois perdu mes nuits, j'y ai quelques fois gâché ma bonne humeur, j'y ai souvent perdu mon porte monnaie. Mais j'y ai gagné tellement d'autres choses en contrepartie. Cela ne m'a pas rempli le frigo mais j'y ai appris bien des choses qui me sont encore utiles aujourd'hui. Et j'y ai rencontré des gens formidables qui m'auraient manqué autrement. Alors oui, je pense que pour tout cela la saga mp3 est rentable.
J'avais hésité à poster ces idées sur le topic de King Kadelfek. Je ne l'ai pas fait, constatant que la discussion partait à des années lumières de ces préoccupations. Principalement du fait de l'initiateur du sujet, un peu à causes des réponses lui étant faites. J'ai désespéré de voir quelqu'un éventuellement se rapprocher de cette réflexion. Finalement, Xuè est parvenue à la placer plutôt à propos dans ce message. Sans doute trop tard pour que la discussion s'y attarde à nouveau. Dommage. Mais si jamais vous vous êtes reconnus dans ce que je disais plus haut ou si vous avez envie d'enrichir le passage de votre propre expérience, n'hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires.
La saga mp3 est donc plutôt une bonne expérience personnelle. Sauf que le temps étant de l'argent (c'est bien connu), c'est tout autant un sacré gouffre financier. Rien qui ne soit pas évident en fait. Après, si l'objectif est réellement de faire de l'argent alors la réponse ne viendra sans doute pas de la très adolescente sagasphère, peu au fait de ces histoires là. L'expérience d'autres univers plus mûrs — comme le sont ceux de la web-BD ou de la web-série — sera certainement plus utile. Chose dont semble parfaitement conscient King Kadelfek étrangement. S'il cherchait à nous questionner sur le sujet, il a paru sourd à nos réflexions. S'il cherchait à nous convaincre, c'est raté tellement ses explications sont peu claires. La vraie question reste cependant de savoir pourquoi il n'a pas tenté l'expérience lui même dans ce cas. Il ne l'a pas fait et les raisons de ce choix étrange sont sans doute une autre histoire…
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lundi 29 juillet 2013
dimanche 6 février 2011
D'une certaine vision de la sagasphère
Il y a sans doute une façon de concevoir la sagasphère par personne s'y intéressant. Et encore, chacune de ces personnes aura peut être une vision floue qui variera en fonction des contextes. Pour ma part, je cultive une certaine conception de la façon dont les projets sont conduits au sein de la sagasphère. Une partie de cette vision est issue d'une discussion à laquelle j'avais participée sur le forum de la communauté de Thurm et de l'expérience que j'ai acquise au cours de mes pérégrinations au sein de la sagasphère sur plusieurs années. Plusieurs années qu'il m'aura aussi fallu pour me décider que cette vision était réaliste dans le contexte des sagas mp3.
Je suis un libriste convaincu. Pas forcément totalement sur l'aspect logiciel mais plutôt du côté de l'échange de données et pour le partage du savoir. Parce qu'il me semble que par dessus tout, les idées n'appartiennent à personne et que vos données, ce que vous créez, ce que vous possédez doit pouvoir circuler avec un minimum de contrainte. Que certains aspects techniques avantageux puissent parfois être contraignants est acceptable mais il ne faudrait pas qu'un quelconque autre critère entrave cette circulation des idées. Voilà une des principales notions du librisme.
Et c'est une vision que l'on retrouve dans la sagasphère. Même si cela est nettement plus visible depuis l'apparition de Netophonix et de son forum entièrement consacré à toutes ces recettes, il y a toujours eu un échange facile et ouvert autour des sagas mp3. Beaucoup de créateurs, s'ils ne publient pas forcément toutes ces informations sur leur site, ne rechignent pas à expliquer quelle technique ils ont utilisé à tel endroit d'un épisode, quelle a été la meilleure technique pour un certain effet, à discuter d'un point de scénario avec un auditeur, etc. Et de la même façon, ce ne sont pas des projets de logiciels de montage/enregistrement/mixage qui sont échangés entre un créateur et les personnes avec qui il travaille mais des fichiers utilisant des formats plus simples mais surtout plus ouverts. Ce n'est pas tant par militantisme que pour l'aspect pratique (besoin d'échanger entre de nombreux logiciels différents, peu de moyens pour choisir une solution payante, multi-plateforme, etc.) mais au moins, le résultat est là. Et je doute que tous ces acteurs seraient prêts à revenir en arrière. C'est de cette façon que la sagasphère avance depuis 10 ans. C'est la façon par laquelle chacun peut apprendre à créer une saga mp3. C'est à la fois une façon d'être qui découle de l'amateurisme ambiant et des choix qui ont été faits par les premiers rassemblements de créateurs précurseurs du genre.
On pourrait aussi rapprocher tout cela de la façon dont les épisodes ou monos sont distribués mais je ne suis pas sûr que cela soit le cas dans la pratique. Ce que je constate depuis plusieurs années, c'est que tous ces fichiers sont mis en ligne sans la moindre connaissance des notions de droit d'auteur ou de partage libre. Ou sans le moindre intérêt pour ces idées le plus souvent. Il y a bien quelques exceptions mais ce sont des cas assez peu nombreux au final.
Le pendant de cette vision sur l'échange des données concerne la façon dont les projets sont menés dans la sagasphère. Ici, il s'agit tout de suite d'une considération beaucoup plus personnelle des choses, la gestion de projet n'étant pas forcément un truc très représentatif de la sagasphère. Mais il existe quelques projets suffisamment importants pour s'en rapprocher et quelques sagas se créent parfois avec des idées proches.
Nous sommes donc dans un univers collaboratif où peuvent se constituer des équipes pour travailler sur un projet commun. J'apprécie le rôle d'un chef de projet capable de motiver son équipe, de la sortir d'une impasse par la prise d'une décision malgré les dissensions ou de la représenter lorsqu'il s'agit d'endiguer l'ire de quelques uns. Mais, et c'est là que réapparaît cette vision "libre" des choses, ce n'est pas celui qui est le moteur du projet. Pour moi, la vie d'un projet communautaire vient de l'équipe qui la constitue. Chacun de ses membres, sur un pied d'égalité, participe aux réflexions et prises de décision. Cela correspond bien à la sagasphère parce que nous sommes une communauté de passionnés et qu'il nous arrive souvent, en fonction de l'évolution de notre temps libre, d'être absents ou de ne pas pouvoir participer activement. Ainsi, la répartition du pouvoir évolue toujours en fonction des personnes présentes et suit aisément le système de méritocratie qui animé la majorité des communautés virtuelles.
Cette façon de penser et d'organiser les choses est cependant moins facile à mettre en place qu'il ne paraît. Outre le fait que certaines personnes sont plus dirigistes que d'autres, ce système a tendance à souffrir beaucoup plus facilement d'un manque d'une personnalité forte ou d'une volonté commune forte. Le webzine MagP3 est probablement le plus bel exemple sagasphérique de tout ce qui peut foirer avec ce genre de système : des tensions qui ont suivi une sensibilité exacerbée et un dirigisme parfois perçu comme déplacé avec des répercussions se traînant sur plusieurs mois et visibles sur de nombreux espaces publics au manque global et presque effarant de volonté de ses animateurs... Malgré tout, cette façon de se concerter me semble être efficace si la communication interne est correctement appliquée. Sur internet, la communication asynchrone reste reine et ce modèle est celui qui m'y semble le plus adapté.
Comme je le disais en introduction à ce billet, ces deux idées majeures découlent de mon expérience et de certaines de mes envies. Je serai donc ravi de recueillir vos avis à ce sujet. Est-ce que tout cela vous semble réaliste? Est-ce que dans les faits vous avez constaté des choses différentes? Bref, essayons de comprendre un comment fonctionne la sagasphère.
Je suis un libriste convaincu. Pas forcément totalement sur l'aspect logiciel mais plutôt du côté de l'échange de données et pour le partage du savoir. Parce qu'il me semble que par dessus tout, les idées n'appartiennent à personne et que vos données, ce que vous créez, ce que vous possédez doit pouvoir circuler avec un minimum de contrainte. Que certains aspects techniques avantageux puissent parfois être contraignants est acceptable mais il ne faudrait pas qu'un quelconque autre critère entrave cette circulation des idées. Voilà une des principales notions du librisme.
Et c'est une vision que l'on retrouve dans la sagasphère. Même si cela est nettement plus visible depuis l'apparition de Netophonix et de son forum entièrement consacré à toutes ces recettes, il y a toujours eu un échange facile et ouvert autour des sagas mp3. Beaucoup de créateurs, s'ils ne publient pas forcément toutes ces informations sur leur site, ne rechignent pas à expliquer quelle technique ils ont utilisé à tel endroit d'un épisode, quelle a été la meilleure technique pour un certain effet, à discuter d'un point de scénario avec un auditeur, etc. Et de la même façon, ce ne sont pas des projets de logiciels de montage/enregistrement/mixage qui sont échangés entre un créateur et les personnes avec qui il travaille mais des fichiers utilisant des formats plus simples mais surtout plus ouverts. Ce n'est pas tant par militantisme que pour l'aspect pratique (besoin d'échanger entre de nombreux logiciels différents, peu de moyens pour choisir une solution payante, multi-plateforme, etc.) mais au moins, le résultat est là. Et je doute que tous ces acteurs seraient prêts à revenir en arrière. C'est de cette façon que la sagasphère avance depuis 10 ans. C'est la façon par laquelle chacun peut apprendre à créer une saga mp3. C'est à la fois une façon d'être qui découle de l'amateurisme ambiant et des choix qui ont été faits par les premiers rassemblements de créateurs précurseurs du genre.
On pourrait aussi rapprocher tout cela de la façon dont les épisodes ou monos sont distribués mais je ne suis pas sûr que cela soit le cas dans la pratique. Ce que je constate depuis plusieurs années, c'est que tous ces fichiers sont mis en ligne sans la moindre connaissance des notions de droit d'auteur ou de partage libre. Ou sans le moindre intérêt pour ces idées le plus souvent. Il y a bien quelques exceptions mais ce sont des cas assez peu nombreux au final.
Le pendant de cette vision sur l'échange des données concerne la façon dont les projets sont menés dans la sagasphère. Ici, il s'agit tout de suite d'une considération beaucoup plus personnelle des choses, la gestion de projet n'étant pas forcément un truc très représentatif de la sagasphère. Mais il existe quelques projets suffisamment importants pour s'en rapprocher et quelques sagas se créent parfois avec des idées proches.
Nous sommes donc dans un univers collaboratif où peuvent se constituer des équipes pour travailler sur un projet commun. J'apprécie le rôle d'un chef de projet capable de motiver son équipe, de la sortir d'une impasse par la prise d'une décision malgré les dissensions ou de la représenter lorsqu'il s'agit d'endiguer l'ire de quelques uns. Mais, et c'est là que réapparaît cette vision "libre" des choses, ce n'est pas celui qui est le moteur du projet. Pour moi, la vie d'un projet communautaire vient de l'équipe qui la constitue. Chacun de ses membres, sur un pied d'égalité, participe aux réflexions et prises de décision. Cela correspond bien à la sagasphère parce que nous sommes une communauté de passionnés et qu'il nous arrive souvent, en fonction de l'évolution de notre temps libre, d'être absents ou de ne pas pouvoir participer activement. Ainsi, la répartition du pouvoir évolue toujours en fonction des personnes présentes et suit aisément le système de méritocratie qui animé la majorité des communautés virtuelles.
Cette façon de penser et d'organiser les choses est cependant moins facile à mettre en place qu'il ne paraît. Outre le fait que certaines personnes sont plus dirigistes que d'autres, ce système a tendance à souffrir beaucoup plus facilement d'un manque d'une personnalité forte ou d'une volonté commune forte. Le webzine MagP3 est probablement le plus bel exemple sagasphérique de tout ce qui peut foirer avec ce genre de système : des tensions qui ont suivi une sensibilité exacerbée et un dirigisme parfois perçu comme déplacé avec des répercussions se traînant sur plusieurs mois et visibles sur de nombreux espaces publics au manque global et presque effarant de volonté de ses animateurs... Malgré tout, cette façon de se concerter me semble être efficace si la communication interne est correctement appliquée. Sur internet, la communication asynchrone reste reine et ce modèle est celui qui m'y semble le plus adapté.
Comme je le disais en introduction à ce billet, ces deux idées majeures découlent de mon expérience et de certaines de mes envies. Je serai donc ravi de recueillir vos avis à ce sujet. Est-ce que tout cela vous semble réaliste? Est-ce que dans les faits vous avez constaté des choses différentes? Bref, essayons de comprendre un comment fonctionne la sagasphère.
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mercredi 12 janvier 2011
Des rétrospectives
C'est la mode. Chaque année vers la fin décembre, la télévision et pas mal de journaux se transforment en immenses rétrospectives et bêtisiers sur l'année écoulée. Dans la sagasphère, nous avons la soirée portes ouvertes sur SynopsLive qui, en plus de permettre à quelques auditeurs de s'exprimer à l'antenne, revient sur quelques faits ou épisodes marquants de l'année. Ben oui, on ne va quand même pas rater une bonne occasion de se montrer nostalgiques. Ca serait dommage. Par contre, l'idée de ce billet n'est pas vraiment de se livrer au même exercice mais plutôt de s'interroger sur ce qui rend un fait marquant au sein de la sagasphère.
Cette interrogation dérive des discussions qui ont lieu sur Netophonix et OdioArt (les deux liens précédents pointent sur leurs débuts) et qui toutes deux sont issues de la simple question de SilverSon « Pourquoi est-ce que la création du forum OdioArt n'a-t-elle pas été évoquée lors de la rétrospective? » Eludons rapidement cette question en citant d'abord des avis d'animateurs, en l'occurrence Aspic et BTO : pas de fréquentation du dit forum pour diverses raisons et léger choix rédactionnel pour éviter de remuer le souvenir des circonstances chaotiques dans lequel il est né. Et j'ajouterais aussi que finalement, OdioArt n'a pas encore spécialement marqué la sagasphère. Jeune de quelques petits mois, le forum reste relativement confidentiel. Une petite recherche plus tôt dans l'après-midi ne me renvoyait que peu de résultats et ces derniers se limitaient essentiellement aux sites des membres les plus actifs du forum. De toutes façons peu encline à rechercher une notoriété à tous prix, l'équipe commence tout juste à trouver ses marques certaines. Les errements ont été nombreux mais l'on commence à voir émerger une sorte d'esprit OdioArt. Cela ne doit cependant pas masquer le fait que pour les personnes qui ont lancé ce forum, sa naissance a probablement été le fait le plus marquant de l'année. D'autant plus que son apparition semblait alors salutaire.
C'est justement sur cette dualité que je souhaite orienter votre regard. Sans même supposer qu'elle fait preuve de fermeture d'esprit ou que sais-je d'autre, l'équipe de SynopsLive est membre de la sagasphère comme tout le monde. Elle ne peut pas tout vivre, tout connaître, tout estimer. Ainsi donc, si je vous demande quels sont pour vous les créations audio qui ont le plus marqué l'année passée, je ne suis pas tout certain de pouvoir obtenir deux réponses identiques. Vous n'écoutez pas tous les mêmes sagas et vous ne les appréciez forcément pas de la même façon parce que vos goûts ou expériences sont différents les uns des autres. Après tout, les sagas mp3 relèvent d'un domaine artistique et les certitudes n'y existent logiquement pas. De la même façon, il sera difficile de décider si tel ou tel créateur a été plus marquant qu'un autre. Encore une fois, les affinités ou antipathies personnelles faussent forcément le calcul. Ainsi, je me vois mal vous dire que Dychollin, ma chérie ou Zhétos ont été des personnalités importantes dans la sagasphère cette année. D'autant que contrairement à d'autres communautés, le petit monde des aventures audio ne compte ni évangéliste, ni dictateur bienveillant ni grand pourvoyeur de secrets étatiques.
D'autres choses sont un peu moins contestables au niveau de leur impact. La parution de la bande dessinée de Reflets d'Acide, les Fiers de Voix dans une chanson du Naheulband puis un peu sur scène, le Calendrier de l'Avent.mp3 et surtout les Joutes du Téméraire sont des évènements qui prennent largement place en dehors d'internet et qui sont capables de fédérer un très large nombre de personnes, quelque soit leur communauté d'attache. Et même si cela divisera certainement plus, Pong pourrait être ajoutée à cette liste de faits marquants parce qu'elle a réussi à démontrer par un coup d'éclat que certaines choses étaient possibles dans la sagasphère. Pour comprendre cet avis, je vous invite à relire mon billet de mars à ce sujet.
Bref, vous l'aurez compris, une rétrospective est avant tout une histoire de goûts et aussi dans le cadre d'une web-radio, de choix rédactionnel. Il faut donc décrypter ces émissions de deux façons différentes, la première purement objective et la seconde beaucoup plus personnelle. Bien sûr, y figurer peut être un bon indicateur de notoriété mais parce qu'elles ne sont jamais exhaustives, il ne devrait pas y avoir à se formaliser d'une absence. Tout du moins tant que l'on a pas la raison de celle-ci bien sûr.
Cette interrogation dérive des discussions qui ont lieu sur Netophonix et OdioArt (les deux liens précédents pointent sur leurs débuts) et qui toutes deux sont issues de la simple question de SilverSon « Pourquoi est-ce que la création du forum OdioArt n'a-t-elle pas été évoquée lors de la rétrospective? » Eludons rapidement cette question en citant d'abord des avis d'animateurs, en l'occurrence Aspic et BTO : pas de fréquentation du dit forum pour diverses raisons et léger choix rédactionnel pour éviter de remuer le souvenir des circonstances chaotiques dans lequel il est né. Et j'ajouterais aussi que finalement, OdioArt n'a pas encore spécialement marqué la sagasphère. Jeune de quelques petits mois, le forum reste relativement confidentiel. Une petite recherche plus tôt dans l'après-midi ne me renvoyait que peu de résultats et ces derniers se limitaient essentiellement aux sites des membres les plus actifs du forum. De toutes façons peu encline à rechercher une notoriété à tous prix, l'équipe commence tout juste à trouver ses marques certaines. Les errements ont été nombreux mais l'on commence à voir émerger une sorte d'esprit OdioArt. Cela ne doit cependant pas masquer le fait que pour les personnes qui ont lancé ce forum, sa naissance a probablement été le fait le plus marquant de l'année. D'autant plus que son apparition semblait alors salutaire.
C'est justement sur cette dualité que je souhaite orienter votre regard. Sans même supposer qu'elle fait preuve de fermeture d'esprit ou que sais-je d'autre, l'équipe de SynopsLive est membre de la sagasphère comme tout le monde. Elle ne peut pas tout vivre, tout connaître, tout estimer. Ainsi donc, si je vous demande quels sont pour vous les créations audio qui ont le plus marqué l'année passée, je ne suis pas tout certain de pouvoir obtenir deux réponses identiques. Vous n'écoutez pas tous les mêmes sagas et vous ne les appréciez forcément pas de la même façon parce que vos goûts ou expériences sont différents les uns des autres. Après tout, les sagas mp3 relèvent d'un domaine artistique et les certitudes n'y existent logiquement pas. De la même façon, il sera difficile de décider si tel ou tel créateur a été plus marquant qu'un autre. Encore une fois, les affinités ou antipathies personnelles faussent forcément le calcul. Ainsi, je me vois mal vous dire que Dychollin, ma chérie ou Zhétos ont été des personnalités importantes dans la sagasphère cette année. D'autant que contrairement à d'autres communautés, le petit monde des aventures audio ne compte ni évangéliste, ni dictateur bienveillant ni grand pourvoyeur de secrets étatiques.
D'autres choses sont un peu moins contestables au niveau de leur impact. La parution de la bande dessinée de Reflets d'Acide, les Fiers de Voix dans une chanson du Naheulband puis un peu sur scène, le Calendrier de l'Avent.mp3 et surtout les Joutes du Téméraire sont des évènements qui prennent largement place en dehors d'internet et qui sont capables de fédérer un très large nombre de personnes, quelque soit leur communauté d'attache. Et même si cela divisera certainement plus, Pong pourrait être ajoutée à cette liste de faits marquants parce qu'elle a réussi à démontrer par un coup d'éclat que certaines choses étaient possibles dans la sagasphère. Pour comprendre cet avis, je vous invite à relire mon billet de mars à ce sujet.
Bref, vous l'aurez compris, une rétrospective est avant tout une histoire de goûts et aussi dans le cadre d'une web-radio, de choix rédactionnel. Il faut donc décrypter ces émissions de deux façons différentes, la première purement objective et la seconde beaucoup plus personnelle. Bien sûr, y figurer peut être un bon indicateur de notoriété mais parce qu'elles ne sont jamais exhaustives, il ne devrait pas y avoir à se formaliser d'une absence. Tout du moins tant que l'on a pas la raison de celle-ci bien sûr.
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mercredi 4 août 2010
De la raison pour laquelle je ne participerai pas sur OdioArt.
Voilà maintenant quasiment deux mois que le forum OdioArt a ouvert ses portes, prenant la relève du forum Audacity dont je vous avais parlé lors de ma drôle d'éviction. Comme l'on m'avait que j'étais tout de même le bienvenu en ces nouveaux lieux, je me suis inscrit et j'ai suivi ce qu'il s'y passait comme j'espérais le faire sur le premier forum. D'ailleurs, je dois vous avouer que c'est bien parce que j'ai eu un parcours bien chaotique sur ces deux forums qu'aujourd'hui, j'écris ce billet. Sur tout autre forum, je serai simplement parti comme le font de nombreux internautes sur tous les forums de la toile. Et puisque l'équipe prône la grande liberté d'expression de son forum, je profite de l'occasion pour écrire ce que j'ai envie de dire.
Et je ne me présente qu'aujourd'hui — malgré les nombreuses demandes qui m'ont été faites par messages privés — pour dire pourquoi je ne participerai pas. Je le conçois, cela est tout de même original. Mais voilà, j'avais besoin de savoir sur quel terrain je m'aventurais avant de songer à participer, parce que je ne peux le faire que si je me sens réellement à l'aise. Et mes aises, je ne les ai toujours pas trouvées sur OdioArt. Laissez moi vous expliquer pourquoi.
J'ai deux énormes problèmes avec ce nouveau forum. Le premier, c'est le flood. J'ai été un gros floodeur il y a quelques années de ça lorsque je me suis inscrit sur le forum d'Adoprixtroxis, premier forum auquel je participais. Je suis passé de 0 à plus de 100 messages par jour en moins de deux semaines. Ce qui ne doit pas me mettre très loin des statistiques de certains membres. Depuis, j'ai changé et je préfère largement parler lorsque j'ai effectivement quelque chose à dire. Je ne pense pas non plus qu'il me serait impossible de reflooder si je le voulais mais pour parler sans réfléchir, j'ai déjà #netophonix et mes discussions privées, ce qui me suffit amplement aujourd'hui. Ainsi donc, en lecture seule comme je l'ai fait depuis mon inscription, je suis obligé de subir la dilution presque totale dans le flood de la quasi-totalité des messages du forum. A part être complètement sidéré parfois, lire OdioArt ne m'apporte rien et je ne pense pas que cela changerait en participant. Mais j'y reviendrai. Une autre chose me chagrine à propos du flood, c'est qu'il semblerait que la majorité des membres actifs (et peut être encore l'équipe du forum mais je suis moins certain aujourd'hui) considère le flood comme un élément essentiel à la bonne ambiance sur un forum. Et là... Non, clairement non. Je ne dis pas que le flood ne peut pas aider à la mise en place d'une bonne ambiance mais son absence ne peut pas non plus empêcher que des relations cordiales se nouent entre les membres. Voilà donc deux raisons qui expliquent pourquoi je ne me sens pas particulièrement en phase avec OdioArt.
Mon second gros problème avec ce nouveau lieu de discussion est que je n'ai pas la moindre idée de quoi il parle. Je sais bien que ce n'est pas au bout de deux mois que l'on aura un topic génial par section mais je n'ai pas l'impression qu'il y existe une grande ligne directrice. Je me souviens que les membres du forum Audacity voulaient se démarquer de Netophonix en créant un forum semblable mais avec une bonne ambiance en son sein et... Et c'est un peu tout en fait. Parce que c'est sans doute une chose que j'apprécie sur Netophonix, c'est que l'on y parle de toutes les sagas mp3, des techniques du sons, de deux trois à côtés nécessaires à la diffusion des sagas (site web, informatique, problèmes légaux, etc.) et peut être de deux ou trois autres à côtés. Pour moi, c'est ce peut être qui a toute son importance. On peut en parler (et on en parler, cherchez en discussion diverses, il y a des sujets en tous genres) mais ce n'est pas le coeur du forum. Alors que sur OdioArt, on veut parler de tout mais absolument de tout. Bon, une limite semble tout de même se fixer autour de la création. Sauf que ça fait un bon mois environ que je vois surtout de l'animation autour de la section du flood. Des forums généralistes, j'en ai croisé une bonne pelleté depuis que je suis sur le web mais aucun d'entre eux n'a réussi à m'y faire participer. J'appréciais l'idée d'évoquer la sagasphère sur OdioArt, je n'ai pas l'impression que l'on en parle en fait, du coup, je n'ai aucune motivation pour poster.
Tout cela concernait le fond mais j'ai aussi des soucis avec la forme ou la façon dont le forum est géré.
Je n'ai à priori aucun commentaire à faire sur la finesse du règlement d'OdioArt, après tout, il contient déjà l'essentiel même si cela est exprimé de façon condensée. Par contre, il me semble avoir lu que le flood ne serait toléré que dans la section appropriée. Dans les faits, je constate simplement qu'il est généralisé et que malgré deux petites protestations des modérateurs vers la fin du mois de juillet, rien n'a été fait pour essayer de contrôler ça. D'ailleurs, l'équipe du site de se prive pas de participer à cette dilution des sujets. En soit, ça ne me gêne pas spécialement mais du coup, je perds confiance dans la capacité de gestion de l'équipe (et c'est ici que l'on me reparlera sans doute de la bonne ambiance, ce à quoi je répondrai alors que j'en ai déjà parlé plus haut). D'ailleurs, ce n'est pas la seule des contradictions que j'ai pu constater dans le comportement des modérateurs et administrateurs. Il est par exemple prévu par le règlement d'une interdiction de « l’insertion d’éléments possédant des droits d’auteurs ». Au delà de la bêtise légale de cette phrase (en droit français, toute création originale est protégée par le droit d'auteur), j'ai simplement eu l'occasion de réaliser qu'aucun contrôle n'était fait à ce sujet. Je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir une certaine tolérance — j'en fait régulièrement preuve en tant que modérateur ou administrateur — mais j'ai parfois du mal à comprendre qu'on puisse accepter qu'une chanson sous copyright puisse être proposée comme ça au téléchargement. Bien sûr, ce n'est pas non plus sous le couvert d'une incitation au piratage, entendons-nous bien, mais il y a clairement là une contradiction profonde. Et je ne vous parle pas de la demande de s'exprimer dans un français correct... Les catastrophes orthographiques et syntaxiques sont légions et il m'est difficile de ressortir de ma lecture sans le moindre dommage oculaire. Je dis difficile mais je pense que cela est plutôt impossible.
D'ailleurs, au niveau de la perte de confiance, je crois que je ne pourrais jamais faire pleinement confiance à une équipe qui intègre des personnes dont je connais les nombreux problèmes avec la modération d'un autre forum. Essayer de prouver une mauvaise ambiance en la créant, contourner des bannissements non pas pour la lecture mais pour du spamming, être incapable à plusieurs reprises d'accepter sereinement une décision de modération... Difficile pour moi d'accepter d'être encadré par des gens capables de tels grands écarts. L'erreur peut effectivement arriver mais je pense qu'il est trop tôt pour que je puisse faire de nouveaux confiances aux concernés qui, heureusement, ne représentent tout de même pas l'intégralité de l'équipe. Mais ce n'en était pas loin.
Et d'un point de vue purement personnel, j'ai encore un autre problème avec les membres les plus actifs de ce forum. Il semblerait qu'ils en viennent à ressentir — non pas une haine ce serait sans doute trop fort — mais au moins une rancoeur tenace envers Netophonix, une partie tout de même non négligeable de ses membres actifs ou anciens ainsi qu'envers de nombreuses décisions de modération. Et bien que j'aille sur OdioArt en tant que simple lecteur et auditeur, il n'en empêche pas moins que je reste toujours modérateur sur Netophonix et que je participe à de nombreux autres projets. Je ne souhaite, ni ne peux m'enlever cette image de moi. L'image de moi qui m'a été proposée sur le forum Audacity puis la vision de Netophonix qui m'est offerte sur OdioArt me sidèrent complètement. Et je doute que dans une telle ambiance, ma participation à ce forum puisse être bénéfique à quiconque. Ce n'est pas une ambiance dans laquelle je me sens à l'aise et je n'ai pas l'impression que cela changera dans les mois à venir. Cela ne m'indispose pas plus que ça, j'ai déjà essayé de comprendre, ça n'a pas marché. Aujourd'hui, je choisis de ne pas m'impliquer et même si je continuerai à ne pas comprendre, ça ne sera pas grave.
Finalement, entre course au post-count, orthographe désastreuse, objectif parfaitement flou du forum, absence d'originalité dans les projets annoncés (hormis le webzine, chaque projet à son pendant sur Netophonix, seule leurs apparitions dans les discussions sont avancées dans le temps) et sentiment de rejet font que je n'ai pas la moindre envie de participer et que je ne suis pas certain de le faire dans un avenir proche.
Attention cependant, je ne critique par l'intérêt du forum pour les membres actuels. Ils semblaient ne pas se sentir à l'aise sur Netophonix, c'est donc tout bon pour eux que d'avoir leur espace de discussion tranquille. Et si je ne participerai pas, je continuerai tout de même à lire les messages qui y seront postés. Je le ferai sans doute au lance pierre mais je continuerai tout de même. Pourquoi? Parce que j'ai envie de suivre ce qui se dit sur #netophonix, OdioArt étant pour les membres les plus réguliers un sujet permanent d'ébahissement, et parce que je souhaite tout simplement voir si la situation va évoluer. Après tout, deux mois reste tout de même court pour se faire un avis définitif sur la question. Je serai tout simplement moins motivé pour cliquer sur les bons boutons.
Et je ne me présente qu'aujourd'hui — malgré les nombreuses demandes qui m'ont été faites par messages privés — pour dire pourquoi je ne participerai pas. Je le conçois, cela est tout de même original. Mais voilà, j'avais besoin de savoir sur quel terrain je m'aventurais avant de songer à participer, parce que je ne peux le faire que si je me sens réellement à l'aise. Et mes aises, je ne les ai toujours pas trouvées sur OdioArt. Laissez moi vous expliquer pourquoi.
J'ai deux énormes problèmes avec ce nouveau forum. Le premier, c'est le flood. J'ai été un gros floodeur il y a quelques années de ça lorsque je me suis inscrit sur le forum d'Adoprixtroxis, premier forum auquel je participais. Je suis passé de 0 à plus de 100 messages par jour en moins de deux semaines. Ce qui ne doit pas me mettre très loin des statistiques de certains membres. Depuis, j'ai changé et je préfère largement parler lorsque j'ai effectivement quelque chose à dire. Je ne pense pas non plus qu'il me serait impossible de reflooder si je le voulais mais pour parler sans réfléchir, j'ai déjà #netophonix et mes discussions privées, ce qui me suffit amplement aujourd'hui. Ainsi donc, en lecture seule comme je l'ai fait depuis mon inscription, je suis obligé de subir la dilution presque totale dans le flood de la quasi-totalité des messages du forum. A part être complètement sidéré parfois, lire OdioArt ne m'apporte rien et je ne pense pas que cela changerait en participant. Mais j'y reviendrai. Une autre chose me chagrine à propos du flood, c'est qu'il semblerait que la majorité des membres actifs (et peut être encore l'équipe du forum mais je suis moins certain aujourd'hui) considère le flood comme un élément essentiel à la bonne ambiance sur un forum. Et là... Non, clairement non. Je ne dis pas que le flood ne peut pas aider à la mise en place d'une bonne ambiance mais son absence ne peut pas non plus empêcher que des relations cordiales se nouent entre les membres. Voilà donc deux raisons qui expliquent pourquoi je ne me sens pas particulièrement en phase avec OdioArt.
Mon second gros problème avec ce nouveau lieu de discussion est que je n'ai pas la moindre idée de quoi il parle. Je sais bien que ce n'est pas au bout de deux mois que l'on aura un topic génial par section mais je n'ai pas l'impression qu'il y existe une grande ligne directrice. Je me souviens que les membres du forum Audacity voulaient se démarquer de Netophonix en créant un forum semblable mais avec une bonne ambiance en son sein et... Et c'est un peu tout en fait. Parce que c'est sans doute une chose que j'apprécie sur Netophonix, c'est que l'on y parle de toutes les sagas mp3, des techniques du sons, de deux trois à côtés nécessaires à la diffusion des sagas (site web, informatique, problèmes légaux, etc.) et peut être de deux ou trois autres à côtés. Pour moi, c'est ce peut être qui a toute son importance. On peut en parler (et on en parler, cherchez en discussion diverses, il y a des sujets en tous genres) mais ce n'est pas le coeur du forum. Alors que sur OdioArt, on veut parler de tout mais absolument de tout. Bon, une limite semble tout de même se fixer autour de la création. Sauf que ça fait un bon mois environ que je vois surtout de l'animation autour de la section du flood. Des forums généralistes, j'en ai croisé une bonne pelleté depuis que je suis sur le web mais aucun d'entre eux n'a réussi à m'y faire participer. J'appréciais l'idée d'évoquer la sagasphère sur OdioArt, je n'ai pas l'impression que l'on en parle en fait, du coup, je n'ai aucune motivation pour poster.
Tout cela concernait le fond mais j'ai aussi des soucis avec la forme ou la façon dont le forum est géré.
Je n'ai à priori aucun commentaire à faire sur la finesse du règlement d'OdioArt, après tout, il contient déjà l'essentiel même si cela est exprimé de façon condensée. Par contre, il me semble avoir lu que le flood ne serait toléré que dans la section appropriée. Dans les faits, je constate simplement qu'il est généralisé et que malgré deux petites protestations des modérateurs vers la fin du mois de juillet, rien n'a été fait pour essayer de contrôler ça. D'ailleurs, l'équipe du site de se prive pas de participer à cette dilution des sujets. En soit, ça ne me gêne pas spécialement mais du coup, je perds confiance dans la capacité de gestion de l'équipe (et c'est ici que l'on me reparlera sans doute de la bonne ambiance, ce à quoi je répondrai alors que j'en ai déjà parlé plus haut). D'ailleurs, ce n'est pas la seule des contradictions que j'ai pu constater dans le comportement des modérateurs et administrateurs. Il est par exemple prévu par le règlement d'une interdiction de « l’insertion d’éléments possédant des droits d’auteurs ». Au delà de la bêtise légale de cette phrase (en droit français, toute création originale est protégée par le droit d'auteur), j'ai simplement eu l'occasion de réaliser qu'aucun contrôle n'était fait à ce sujet. Je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir une certaine tolérance — j'en fait régulièrement preuve en tant que modérateur ou administrateur — mais j'ai parfois du mal à comprendre qu'on puisse accepter qu'une chanson sous copyright puisse être proposée comme ça au téléchargement. Bien sûr, ce n'est pas non plus sous le couvert d'une incitation au piratage, entendons-nous bien, mais il y a clairement là une contradiction profonde. Et je ne vous parle pas de la demande de s'exprimer dans un français correct... Les catastrophes orthographiques et syntaxiques sont légions et il m'est difficile de ressortir de ma lecture sans le moindre dommage oculaire. Je dis difficile mais je pense que cela est plutôt impossible.
D'ailleurs, au niveau de la perte de confiance, je crois que je ne pourrais jamais faire pleinement confiance à une équipe qui intègre des personnes dont je connais les nombreux problèmes avec la modération d'un autre forum. Essayer de prouver une mauvaise ambiance en la créant, contourner des bannissements non pas pour la lecture mais pour du spamming, être incapable à plusieurs reprises d'accepter sereinement une décision de modération... Difficile pour moi d'accepter d'être encadré par des gens capables de tels grands écarts. L'erreur peut effectivement arriver mais je pense qu'il est trop tôt pour que je puisse faire de nouveaux confiances aux concernés qui, heureusement, ne représentent tout de même pas l'intégralité de l'équipe. Mais ce n'en était pas loin.
Et d'un point de vue purement personnel, j'ai encore un autre problème avec les membres les plus actifs de ce forum. Il semblerait qu'ils en viennent à ressentir — non pas une haine ce serait sans doute trop fort — mais au moins une rancoeur tenace envers Netophonix, une partie tout de même non négligeable de ses membres actifs ou anciens ainsi qu'envers de nombreuses décisions de modération. Et bien que j'aille sur OdioArt en tant que simple lecteur et auditeur, il n'en empêche pas moins que je reste toujours modérateur sur Netophonix et que je participe à de nombreux autres projets. Je ne souhaite, ni ne peux m'enlever cette image de moi. L'image de moi qui m'a été proposée sur le forum Audacity puis la vision de Netophonix qui m'est offerte sur OdioArt me sidèrent complètement. Et je doute que dans une telle ambiance, ma participation à ce forum puisse être bénéfique à quiconque. Ce n'est pas une ambiance dans laquelle je me sens à l'aise et je n'ai pas l'impression que cela changera dans les mois à venir. Cela ne m'indispose pas plus que ça, j'ai déjà essayé de comprendre, ça n'a pas marché. Aujourd'hui, je choisis de ne pas m'impliquer et même si je continuerai à ne pas comprendre, ça ne sera pas grave.
Finalement, entre course au post-count, orthographe désastreuse, objectif parfaitement flou du forum, absence d'originalité dans les projets annoncés (hormis le webzine, chaque projet à son pendant sur Netophonix, seule leurs apparitions dans les discussions sont avancées dans le temps) et sentiment de rejet font que je n'ai pas la moindre envie de participer et que je ne suis pas certain de le faire dans un avenir proche.
Attention cependant, je ne critique par l'intérêt du forum pour les membres actuels. Ils semblaient ne pas se sentir à l'aise sur Netophonix, c'est donc tout bon pour eux que d'avoir leur espace de discussion tranquille. Et si je ne participerai pas, je continuerai tout de même à lire les messages qui y seront postés. Je le ferai sans doute au lance pierre mais je continuerai tout de même. Pourquoi? Parce que j'ai envie de suivre ce qui se dit sur #netophonix, OdioArt étant pour les membres les plus réguliers un sujet permanent d'ébahissement, et parce que je souhaite tout simplement voir si la situation va évoluer. Après tout, deux mois reste tout de même court pour se faire un avis définitif sur la question. Je serai tout simplement moins motivé pour cliquer sur les bons boutons.
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